Un coût supérieur à un milliard d’euros
Plus d’un milliard d’euros, plus de 30 M€/km pour les 33 km concernés, et près de 25 M€ de pré-études en 2026
Quelle justification et quelle responsabilité vis-à-vis des contribuables ?
PLUS D’1 MILLIARD €
+30 M€ / KM
25 M€ Fonds déjà depensé
Le coût global du projet est estimé à plus d'un milliard d'euros, financé en grande partie par des fonds publics nationaux, régionaux et européens. L'État ne s'est pas positionné comme financeur à ce jour. Géographiquement, cela ne concernerait que le tronçon jusqu'au tunnel ferroviaire frontalier, soit 33 km. Soit un coût de plus de 30 millions d'euros par kilomètre. Pour comparaison, quel est le coût moyen d'un kilomètre ferroviaire en France ? C'est une donnée que le maître d'ouvrage devrait rendre publique.
Cette somme considérable sera supportée par les contribuables, alors même qu'aucune étude indépendante ne démontre un retour sur investissement tangible pour l'économie locale des territoires concernés.
Dans un contexte budgétaire contraint, marqué par des besoins urgents en matière de santé, d'éducation, de mobilité quotidienne et de services publics de proximité, il est légitime de s'interroger :
Un coût à plusieurs temporalités
Notons également que le coût d'un projet de cette nature s'appréhende à plusieurs temporalités :
Le problème du fléchage budgétaire et de la priorisation des missions de SNCF Réseau
Rappelons que le maître d'ouvrage, SNCF Réseau, est le principal bénéficiaire — avec ses prestataires — des enveloppes de pré-études. Elle ne financera pas le chantier mais sera néanmoins le gestionnaire de l'infrastructure. À ce titre, elle doit organiser le trafic et séduire les opérateurs de transport de marchandises et de voyageurs pour l'utilisation des voies ferrées.
Ainsi, les leviers de soutien et d'incitation sont mis en place, corrélés à des aides de type appels à projet ou subventions régionales pour le TER, pour abaisser au minimum la participation des opérateurs à l'entretien des voies qu'ils utilisent.
C'est un phénomène européen répandu : l'ouverture à la concurrence n'a pas amené aux résultats escomptés et coûte cher aux contribuables européens. La Pau-Canfranc serait un axe de plus, déficitaire et coûteux.
Quand on constate la sous-fréquentation du TER Oloron-Bedous et son dysfonctionnement, le contribuable a légitimement le droit de s'opposer à de tels choix.
Or, la Cour des comptes ainsi que le Conseil d'orientation des infrastructures ont pointé l'urgence d'entretenir les voies existantes, jugée prioritaire face aux grands projets que porte actuellement SNCF Réseau.
Cela s'ajoute à la pression de l'Europe, qui enjoint les gestionnaires d'infrastructures partout sur le continent d'adapter les voies au réchauffement climatique (par exemple en Italie, avec une grande campagne de peinture en blanc des rails).
Ce projet coûtera plus d'1 milliard d'euros d'argent public.
Vous avez votre mot à dire sur cette dépense.
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